Lundi 4 janvier 2010
1
04
/01
/Jan
/2010
13:43
Alors la mère Bretonne s'en alla pleine de graines partout, jetant par gestes larges écartés dans le soleil entre les arbres encore mouillés de pluie, ne
calculant rien cherchant l'harmonie dans le hasard de ses lancés, elle chantait doucement pour une fois accompagnant sa mission et passant gracieusement dumoins elle faisait de son mieux, là entre
deux chênes, ici entre deux rochers, sautant même par dessus parfois, les oiseaux silencieux sous le charme, Ela leur donnant l'ordre de ne pas manger avant une lune ce qui n'aurait pas pris.
Des arcs- en- ciel émergeaient de la mousse au ciel puis du ciel à la mousse, la pluie et le soleil offrant dans la forêt martyrisée des caresses et des chants, alors que quelques mésanges
revinrent d'on ne sait où aider zinzinulant, sans le montrer pour que la magie opère, la mère piochant les derniers espoirs de verdure sous son menton, sauf qu'en dansant dans les arbres elle en
avait perdu beaucoup d'un coup par endroits, les oiseaux les repérant , elle jeta les dernières graines en hurlant un son incompréhensible, pour se poser enfin sur le loup éreintée mais satisfaite,
regardant alentour tel un roi son royaume...elle psalmodia un moment pour éloigner longtemps les corbeaux, ceci dit qu'elle se rappela aussi en même temps qu'elle faisait, qu'il fallait surtout ne
pas ignorer les lois de la Nature, du coup pas concentrée, le druide dû rattraper quelque part avant que les volatiles ne se changent en chats ce dont ils avaient horreur!
La mère Michel avait ainsi parcouru les trois quarts de la forêt et elle était grande à l'époque, ne sentant pas la fatigue, énivrée tellement qu' elle creva net sur le loup impassible, tous
les êtres pas très loin se rassemblant autour pour lui offrir enfin le bon chemin vers la fin...
Alors dans la forêt ensemencée à nouveau, les oiseaux rationnés faisaient leur travail, disséminant eux puis le vent la vie de verdure à naître, la mère partant au ciel croisant Merlin séparant des
chats et des corbeaux s'emmêlant dans ses cheveux de licorne, elle se crut encore en forêt jadis, ainsi pensa-t-elle à Paulette et la rejoignit sans faire exprès, atterrissant dans la soupe d'un
prêtre inquisiteur puni attaché à un inspecteur sanitaire car Paulette travaillait à la cantine, ceci ne l'empêchant pas de se relever d'un bond serrant sa vieille copine dans ses bras, les deux
pochtronnes décidant de s'enfuir...
Par Alynet
0